Plastir n°8 – 09/2007

RECHERCHE SCIENTIFIQUE, PLASTICITÉ ET TRANSDISCIPLINARITÉ – UNE CHAIRE TRANSDISCIPLINAIRE POSSIBLE DANS LES UNIVERSITÉS 

Mariana Lacombe Loisel, coordinatrice de la Faculté de Philosophie du Monastère de Saint Benoît à São Paulo au Brésil, Marc-Williams Debono, neurobiologiste, écrivain, président de PSA (France); Patrick Loisel, professeur à l’université de Sherbrooke et directeur du CAPRIT (Centre d’action en prévention et réadaptation pour l’incapacité au travail) au Canada, Paul Ghils, enseignant à la Haute Ecole de Bruxelles (Belgique), éditeur en chef de la revue de l’union des associations internationales et de la e-revue Cosmopolis publiée dans l’encyclopédie Agora (Quebec), Ubiratan D’Ambrosio professeur émérite de mathématiques de l’Université Estadual de Campinas, Unicamp au Brésil, fondateur de l’ethnomathématique et auteurs de nombreux ouvrages. Cet article collectif est une première à PSA. Il est issu, à l’initiative de Mariana Lacombe, des réflexions du second congrès mondial de transdisciplinarité organisé par le CIRET à Vitoria au Brésil en 2005 et souhaite contribuer à ouvrir la voie vers de futures chaires de transdisciplinarité dans le monde. Sur le fond, il présente une mise en commun de savoirs articulant pour la première fois plasticité et transdisciplinarité. La réflexion philosophique qui y est développée porte un regard neuf sur la pratique scientifique, ses propos avoués ou voilés, son mode opératoire. Elle propose des modèles praxéologiques afin de mieux transférer les connaissances, de s’interroger sur le sens des découvertes et de prévenir les conséquences épistémologiques de la montée en puissance des sciences et des technologies. Enfin, elle préconise une « alterlogique » et de nouvelles attitudes vis à vis du tiers, de l’éthique, des modes d’échange transculturels et de la plasticité humaine. L’iconographie est de Chantal Walker. Cet article fera partie d’une expérience d’éducation liée à la communauté de pratiques des chaires UNESCO sur le dialogue mutuel entre les religions et entre les cultures. Il fera partie d’un ouvrage collectif intitulé « La communauté de pratiques comme outil de dialogue interreligieux et interculturel » publié sous la direction de S. Guetta & A. Verdiani aux Eds. Firenze University Press.

UBIQUITÉ TEMPORELLE ET IMAGINAIRE GÉOGRAPHIQUE – VOYAGE AU CENTRE DE LA TERRE… ET DANS LE TEMPS

Lionel Dupuy est géographe et chargé de projets « Arts et Culture  » au centre national de documentation pédagogique de Pau. Il a écrit plusieurs ouvrages sur l’oeuvre de Jules Verne. Nous avons déjà publié dans Plastir n°6 son étude approfondie sur l’inter-et l’intrasémioticité dans l’oeuvre de Jules Verne. Il nous convie dans ce numéro à redécouvrir « Voyage au centre de la terre » autant sur le plan historique, géographique que sur le plan symbolique et imaginaire. Ainsi, sommes nous plongés dans un espace-temps propre à ce voyage extraordinaire où les frontières terre-mer, science-religion, réalité-fiction et Islande-Italie ou Axel-Lidenbrock, comme symboles de deux mondes opposés, sont autant de signes clairs d’une ubiquité temporelle qui voudrait embrasser l’univers tout entier.

SYNTAXE ET PLASTICITÉ MUSICALES DEPUIS 1945 : NOUVELLES TECHNOLOGIES, NOUVELLES ECRITURES

Nicolas Darbon est compositeur, musicologue et chercheur associé au CNRS, Institut d’Esthétique, Arts et Technologies (IDEAT, Paris I). Il enseigne au collège de Montfort-sur-Risle, à l’IUFM et à l’Université de Rouen où il co-dirige le département de Conception et Mise en Œuvre de Projets Culturels (CMOPC). Il est également président des éditions Millénaire III. Parmi ses derniers livres : Les musiques du Chaos et Musica Multiplex : dialogique du simple et du complexe préfacé par Edgar Morin. A ce titre, il dirige l’atelier n° 37 de l’association APC-MCX intitulée « Complexité à l’œuvre: musique, musicologie, spectacle vivant » où sont développées ses nouvelles approches transdisciplinaires de la musicologie. Dans ce brillant article, il nous fait pénétrer dans les arcanes de la syntaxe musicale, de la création contemporaine, de la plasticité sonore tout en développant une approche transdisciplinaire de la pensée et de la forme musicale, des œuvres en gestation, de leur rapport polymorphe au chaos et à une nouvelle forme de complexité. De nombreuses œuvres minimalistes, électroacoustiques, graphiques ou d’improvisation y sont décryptées sous ce jour. Nicolas Darbon nous invite aussi à vivre la disparition progressive de la syntaxe musicale, du signe au profit de la plasticité sonore inscrite dans les dessins, les symboles non musicaux ou les calligraphies de nombreux musiciens contemporains. « On passe de l’écriture à la pure plastique », dixit l’auteur qui montre, preuves à l’appui, cette métamorphose vers une plasticité qui interroge directement la matière : « la forme musicale est de plus en plus envisagée par les compositeurs, non comme une architectique, mais comme une matière palpable : glissandi, nuages de sons, textures mouvantes… »

L’INTELLIGENCE COLLECTIVE PAR LES CONTES – COMMENT CRÉER ENSEMBLE À PARTIR DU TOUT POSSIBLE ? –

Marie-Noêlle Tournemain & Jean-Pascal Debailleul nous emmènent à pas feutrés dans l’univers du conte, non pas dans le but unique de s’émouvoir ou de poétiser, mais dans celui de faire naître des collisions entre lecteurs et surtout acteurs du conte en gestation. De fait, comme l’écrit la journaliste M-N Tournemain, J-P Debailleul qui est à la fois éditeur, publicitaire, formateur ou consultant est « un inlassable quêteur de vérité ». Réalisant tout l’intérêt et l’enjeu d’une prise en compte réelle de l’intelligence collective dans le groupe et la société, il a développé une approche nouvelle permettant de « marier le merveilleux et l’intelligence collective », afin de mettre du sens et de la poésie là où ils n’apparaissent pas de prime abord. http://www.lavoiedescontes.com

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