Plastir n°7 – 06/2007

PREMIERS ELEMENTS POUR UN DIALOGUE TRANSDISCIPLINAIRE SUR LE CONCEPT DE SAGESSE

Mariana Lacombe Loisel, coordinatrice de la Faculté de Philosophie du Monastère de Saint Benoît à São Paulo au Brésil est en post-doctorat à la Faculté de Philosophie de l’Université Laval au Canada sous la direction du professeur Thomas De Koninck. Fidèle collaboratrice de PLASTIR, elle aborde ici pour notre plus grand plaisir le concept fondamental de sagesse. Traité sous l’angle transdisciplinaire, philosophique, sociologique et poétique, cet article très fouillé est à méditer au regard du monde matérialiste et tourmenté que nous côtoyons chaque jour. Magnifiquement illustré, grâce au concours de la photographe Chantal Walker, il nous fait tour à tour pénétrer les racines indiennes de la sagesse et ses ramifications multiples en orient et en occident, avant de décrire son rôle dans la société d’aujourd’hui. L’auteur en dégage subtilement le profil d’un monde sage en nous énonçant le chemin à huit branches ou les quatre accords toltèques qui devraient tenir lieu de préceptes pour chacun d’entre nous.

NICOLAS AUGUSTE POMEL : UN NATURALISTE ET UN MODERNISTE DE LA PALÉONTOLOGIE ALGÉRIENNE DU XIXème  SIÈCLE

Djillali Hadjouis est paléoanthropologue, paléontologue et attaché de Conservation du Patrimoine au laboratoire départemental d’archéologie du Val de Marne. Après nous avoir fait découvrir l’encyclopédiste naturaliste Camille Arambourg dans Plastir n°4, il nous présente ici la biographie de Nicolas Auguste Pomel. Ce naturaliste figure parmi les grands noms des sciences de l’évolution tels Darwin, Buffon, Lamarck, Lacepède, mais aussi Jules Vernes, Arago ou Henri Poincaré que portent les rues d’Alger au XIXème. Il y apportera de nouvelles terminologies, tels les sahéliens en géologie qui seront en partie appuyées par Arambourg avec qui il entretint des rapports quelque peu duels, ainsi que de nombreuses monographies traitant de la faune locale: cervidés, ovidés, carnassiers, éléphants ou rhinocéros quaternaires, singes ou hommes… Cette description minutieuse et inédite nous fait une fois encore découvrir le talent d’historiographe des naturalistes et paléontologues d’Afrique du nord de l’auteur.

VOUIR OU L’EMANCIPATION D’UNE PENSEE POLYPHONIQUE

Vouir rime incontestablement avec Plastir ! Démarches différentes, mais terreau commun : la plasticité des sens, des mots, de la pensée et leur interpénétration qui donne lieu à une créativité foisonnante, à une nouvelle tonalité. En réalité, on s’aperçoit bien vite que les singularités sont liées au fond et non prisonnières de la forme. Une forme qui se veut délibérément métaplastique, qui croise les arts dans tous leurs modes d’expression pour nous donner à penser autrement. Il s’agit, comme le définissent les auteurs Fredéric Wallich (alias Wall°ich), Frederique Bruyas & Pascal Marzan d’une « pensée en marche… d’une pensée à voix haute… d’une pensée au travail… d’une pensée sans penser… d’une penser-sens… », qui s’inscrit dans « un monde qui est partout et sans cesse polyphonique », comme « une poésie sonore et visuelle » qui assurément ravit nos sens et renouvelle l’art du savoir-vouir ! Là se greffent musiciens, lecteurs, plasticiens, vidéastes, créateurs mutimedia, comédiens, écrivains, surréalistes, poètes tels Gertrude Stein, Nicolas Bilder ou Joyce Mansour qui tour à tour ensorcellent la page synesthésique où ces œuvres s’étalent, s’entredéchirent, se nourrissent l’une de l’autre. Au sortir, une nouvelle forme d’écriture dont nous vous laissons découvrir quelques extraits dans Plastir et approfondir sur le site de Wall°ich: http://artitoo.free.fr

L’EFFET BBB « BURNED BY BLUE » (EPISODE N°3)

Ana Leonor Madeira Rodrigues que nous avons présentée dans les numéros précédents nous offre la suite de l’effet BBB. Elle vient de publier son travail sous forme d’un livre richement illustré intitulé « Queimado por Azul » aux éditions Assirio & Alvim (2007). Ce troisième épisode de l’effet « BBB » traduit du portugais se nomme « La relation entre habitant et habitacle ». Il nous transporte des cuisines bleues envahies de bactéries dans le sombre domaine de la conscience de soi, du rapport sujet-objet, de l’acte de nomination explorés sous un angle quasi-psychanalytique par une narratrice en symbiose avec le monde des arachnides. La fiction s’immisce ainsi dans l’antre d’entités non-humaines qui recentrent la supposée « suprématie » de l’homme et hantent le récit au point qu’on ne sait finalement plus qui pense : la cuisine, l’araignée ou l’éternel féminin ? Blog de l’auteur.

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