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Revue
Transdisciplinaire de Plasticité Humaine
Numéro 6
Musicalité de l’œuvre plastique de Victor Vasarely
Frédéric Rossille
est chercheur, compositeur et secrétaire
général de PSA. Après des recherches en sciences cognitives de la musique,
notamment à l’INA-GRM et à l’IRCAM et des études dans
plusieurs écoles nationales de musique, il décide de se consacrer à la
composition musicale et produit depuis le début des années 80 de nombreuses
œuvres originales (pièces pour piano solo ou pour orchestre, musiques de film,
musiques de chambre, etc..) qui seront jouées dans plusieurs pays parmi
lesquels tout récemment le Japon.
Plasticité musicale, synesthésies sont sans doute les moteurs essentiels
qui sont à l’origine de l’interprétation originale de « l’alphabet des formes » de
Victor Vasarely qu’il nous délivre ici après avoir donné un concert à la
fondation du célèbre plasticien en novembre 2006. On connaissait l’univers
plastique de Vasarely, sa stratégie à l’échelle de la cité, de la perspective,
de la place qu’y occupe l’homme. On découvre avec Frédéric Rossille
une toute autre lecture de son œuvre picturale: la programmation des
tableaux (prototypes-départ, unités forme-couleur, etc…), leur
agencement, leur plastique intime, leur mise en espace (art cinétique, vega, etc…) ne sont autres
que de véritables partitions musicales !
TERRITOIRES
« ELARGIS » : DISTRIBUTIONS ET TOPOLOGIES COMPLEXES DE LA
REALITE VIRTUELLE
Louis-José Lestocart est critique littéraire (Europe, Lettres Françaises), critique d'art et de cinéma (Art Press, Positif, NRF, Cinémathèque) et commissaire d'exposition au Ministère des Affaires Etrangères ("Agora" : expo en ligne sur l'art du net). Il a également poursuivi des études d'histoire et d'archéologie protohistorique à l’Institut d'Art et d'Archéologie de Paris menant à ce titre des fouilles à l'étranger et en France jusqu'en 1990. Parmi ces nombreuses activités, il anime l'atelier 36 " Entendre l'esthétique dans ses complexités " de l’association MCX et est consultant au Collège de France au Laboratoire de Physiologie de la Perception et de l’Action. Il nous plonge dans cet article au cœur d’un environnement virtuel à la fois pointu, historique, théâtral et multisensoriel. Ainsi, PLaceHolder de Brenda Laurel par exemple, que l’auteur met en parallèle avec le théâtre cartésien de la conscience de Dennett. Le lecteur s’y noie, s’identifie aux protagonistes tour à tour ingénieurs, savants et philosophes. Ici, c’est le narrateur qui prend le pas. Là, l’observateur observé. Tous deux s’immergent dans un univers fait de cognition et de représentation où l’I.A. les interfaces, les émergences, les architectures jouent avec la conscience du lecteur réel comme virtuel, la démultiplient, lui donnent une sorte de pensée nouvelle et composite. Une pensée autant piagetienne, énactive qu’issue de Brecht ou de ces « brouillons multiples » capables de muer en un rien de temps l’Homo virtualis. En découle une forêt d’avatars et de symboles, un monde d’art et d’automatique, une présence quasi-chamanique où esprit et de matière se phagocytent pour donner naissance à une expérience humaine inédite : celle de « la perception pure » ou de l’expérience intérieure d’Uzume.
Mariana Lacombe Loisel coordinatrice de la Faculté de Philosophie du Monastère
de Saint Benoît à São
Paulo au Brésil, fait actuellement ses études post-doctorales à la
Faculté de Philosophie de l’Université Laval au Canada sous la direction du
professeur Thomas De Koninck. Férue de sciences de
l’éducation et de transdisciplinarité, dont elle nous a brillamment montré l’urgente nécessité dans Plastir n°4, elle aborde ici, pour notre plus grand plaisir, les liens
étroits entre enfance et plasticité. Nous voilà plongés dans « la genèse
de l’apprentissage de la pensée » comme dans l’univers de rue de São Paulo où les difficultés de la vie
écolière, d’un monde rude et connaissant parfois la misère touchent notre
sensibilité. Mariana Lacombe nous donne là un message
précis : « nous ne sommes pas à
la hauteur de l’enfance humaine », mais surtout décrit la légèreté, la
plasticité naturelle de l’enfant, qui toujours et partout triomphe de
l’immobilisme et de la déshumanisation qui le menace.
Inter
et Intrasemioticite dans l’oeuvre de Jules
verne
Lionel dupuy est géographe de formation, orienté
vers l’écologie humaine et chargé de projets "Arts et Culture" au
centre national de documentation pédagogique de Pau. Il est également écrivain
et grand spécialiste de l'oeuvre de Jules Verne. Il a notamment publié à la
Clef d’Argent « « Espace & temps dans l'œuvre de Jules
Verne : Voyage au centre de la terre... et dans le temps » (2000), « En relisant Jules
Verne : un autre regard sur les Voyages Extraordinaires (2005) »
et « Jules Verne, l'homme et la terre. La mystérieuse géographie des
Voyages Extraordinaires » (2006). Il
nous propose pour Plastir
une analyse très fine de l’espace sémiotique et de la dialectique espace-temps
qui bordent les écrits comme les
personnages les plus célèbres de Jules Verne. Lionel Dupuy va ainsi nous
emmener au cœur du récit vernien et nous donner de
toutes nouvelles interprétations des quatre illustrations accompagnant la mort
de Nemo dans « L’île mystérieuse ». Au sortir, c’est toute la dimension
mythique et initiatique de ce voyage extraordinaire qui transparaît à travers
cet homme sans nom (Nemo) habité par de Vinci…
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